La XXVème heure

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Cher visiteur,

La XXVème heure est ce moment de grâce, où tout est naturel, où le présent se veut indicatif sans être conditionnel... et cet instant révèle des terres fertiles, entre le jour et la nuit, au rythme des mots, des phrases... du livre qui nous accompagne. Déjà hier s'est fondu parmi les ombres du passé, demain n'a pas encore surgi du futur. Vous avez découvert un espace intermédiaire où les affaires de la vie ne font pas intrusion; où l'instant fugitif daigne s'attarder pour devenir un vrai présent; un  lieu où le temps, lorsqu'il se croit à l'abri des regards, s'assied au bord du chemin pour reprendre son souffle.

C'est vrai, lire est un acte égoïste, une délectation solitaire. Mais on lit par amour! On tombe amoureux d'une histoire, des personnages, de l'auteur et enfin... de la littérature. Cette altesse à laquelle on donne rendez-vous chaque fois que l'on s'abandonne à un nouvel ouvrage. C'est là que se trouvent mes parfums d'enfance, mes joies, mes plaisirs, mes surprises... Plus que les Hommes, les livres m'ont construit. Je leur dois ma vision du monde et ce que j'en comprends. Les écrivains sont mes amis, leurs héros mes compagnons, leurs héroïnes mes secrètes maîtresses. 

Ces quelques chroniques disent ma gratitude. Je suis leur enfant tout à la fois rebelle et soumis. J'ai vécu leurs œuvres. Je me suis baigné sur une plage à Corfou avec Ulysse, j'ai marché dans Rome et au Lac de Côme avec Stendhal, navigué en mer et fait la guerre d'Espagne avec Hemingway, passé des matinées à Manosque avec Jean Giono, j'ai été Bel-ami et Rastignac, J'ai plongé dans le cœur des femmes avec Zweig et dans celui des Hommes avec Hugo... Quelques-uns aussi m'ont suivi partout, tandis que de nouveaux interpellent ma curiosité.

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Prix Cercle Chapel 2017, Premières neiges sur Pondichéry, Hubert Haddad

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Le Prix cercle Chapel 2017 a été décerné à Hubbert Haddad!

Le jury, composé de huit lecteurs passionnés ont, au terme d'un marathon de lecture ponctué de débâts de haut vol, élu "Première neiges sur Pondichéry"comme lauréat de la deuxième édition ce prix unique en son genre. Un choix judicieux tant cette oeuvre se révèle un magnifique enchantement...

Un petit bijou donc que ce roman qui conte le voyage de Hochéa Meintze, violoniste virtuose, fervent de musique klezmer autant que du répertoire classique, qui accepte l’invitation d’un festival de musique carnatique à Chennai, en Inde du Sud. Blessé dans sa chair par un attentat, c’est avec l’intention de ne plus revenir qu’il quitte Jérusalem.

Comme aimanté par les circonstances, après une cahotante équipée qui le mène de Pondichéry à la côte de Malabar, en passant par un ranch de montagne aux frontières du Kerala, il trouve refuge à Fort Cochin, un soir de tempête, au sein de l’antique synagogue bleue. Parce que la grande prière exige un minyan, quorum de dix fidèles, ceux qui sont encore là supplient Hochéa d’être des leurs. Avec la promesse de lui raconter l’histoire ancestrale des juifs de Kochi…
Porté par les figures de Samra, sa fille adoptive, et de Mutuswami, la jeune musicienne qui le guide et l’accompagne, Hochéa s’en remet à un enchaînement de hasards, quitte à affronter une part occultée de sa vie – et l’intuition d’un autre monde, d’une autre histoire, d’un autre exil.
En un tour de force romanesque, Premières neiges sur Pondichéry nous plonge dans un univers sensoriel extrême, exubérant, heurté, entêtant, à travers le prisme d’un homme qui porte en lui toutes les musiques du monde, et accueille l’inexorable beauté de tous ses sens.

Erudit, ambitieux, subtil... Bref, un régal!

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Pour que rien ne s'efface, Catherine Locandro

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La chronique de Didier Debroux - Pour que rien ne s'efface

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La petite Librairie, Tome VIII

La meilleure émission littéraire de la toile. La littérature dans tous ses états sans se prendre la tête. Plein de coups de coeur...

Chronique spéciale "Made in Belgium"!!

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L'aliéniste, J.-M. Machado de Assis

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"Si le passé n'éclaire le présent, l'esprit marche dans les ténébres", écrit Tocqueville. Et d'aucun d'y puiser une vision du futur qui anticipe la réalité à venir. C'est tout  le génie de J-M Machado de Assis, écrivain brésilien, qui, en 1881, rédige un petit opuscule, L'Aliéniste. Une novella qui révèlera les soixante premières années du XXème siècle. Un texte qui résonne aujourd'hui encore, dans un monde où sciences et technologies tendent à construire tant la pensée que l'organisation de notre présent. A (re)lire ce chef-d'oeuvre, l'homme contemporain gagnera en clairvoyance. Indispensble!

Nous sommes donc à la fin du 19ème siècle et Simon Bacamarte, jeune scientifique surdoué, aliéniste diplômé, s'installe à Itaguaï, paisible bourgade brésilienne. Sa pensée est simple: tout ce qui échappe à une vision scientifique (le doute, l'amour, l'émotionnel, le chaos, l'arborescence...) relève de la folie et présente donc un danger pour l'équilibre de la société. "La raison consiste dans le parfait équilibre de toutes les facultés. En dehors de cela, tout n'est qu'insanité, insanité et rien qu'insanité", souligne Simon Bacamarte. Au nom de cette théorie, il fonde 'La maison verte" , un asile d'aliéné. Bacarmate vit un carnet à la main. Il y note les réactions de tous, classe les individus et enferme les lunatiques. Car l'homme est complexe, il trouve en chaque individu, une raison d'expliquer l'aliénation. Son emprise se fait grandissante et déclenche un mécanisme diabolique qui régit l'ensemble de la cité, au point d'atteindre la totalité de la population. Et ainsi, l'Aliéniste d'instaurer un régime totalitaire justifié par l'argumentation scientifique, seule vérité acceptable. Il en devient grand ordonnateur, despote tout puissant. La crainte régente la communauté, la dénonciation s'inscrit en loi... jusqu'à la révolte d'un peuple qui réclame son indépendance.

C'est de l'analyse de cette insurrection que Machado de Assis révèle une seconde fulgurance. L'écrivain décortique le comportement humain face à l'accession au pouvoir. L'ambition, la concupiscence, la prétention, la convoitise s'inoculent dans le jeu subtil des relations humaines. Et l'auteur de dresser un époustoufflant parallèle entre les arcanes de la révolution française et la tentative d'instaurer une nouvelle vision d'Itaguaï. Car, indéniablement, la domination engendre la folie. Alors, qui sont les fous? Telle est la question qu'inscrit en filigrane, de ce récit hypnotique, le grand écrivain qui rejoint de la sorte les rivages de Dante.

Servi par une plume ciselée, où s'entremêlent humour et effroi, cette allégorie intelligente, sans concession, réveille les consciences. Et Machado de Assis de tracer le chemin des futurs Orwell. Bref, un régal! 

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Eloge de l'Ombre, Junichirô Tanizaki

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Nous sommes dans les années 30 et Tanizaki s'interroge. Quelle est cette antinomie qui frappe son pays, le Japon, dans ce qu'il a de plus traditionnel et l'élan de modernité qui s'incarne sous une forme d'occidentalisation de ses codes? Eloge de l'ombre décortique ce sentiment par une exploration de l'esthétisme nippon, cet art fondamental que l'auteur sent s'évaporer; car c'est l'ombre qui, dans ses arcanes, figure l'histoire et l'héritage d'une culture ancestrale où l'infime sublime le quotidien.

Voilà donc un pur chef-d'oeuvre qui, à ce titre, éveille nombre d'émotions, de perceptions, de réflexions. Une oeuvre qu'André Clavel a parfaitement intégrée en en rélévant, dans sa chronique publiée en 2011 dans l'Express, l'essence intrinsèque:

*"Une littérature teintée de mélancolie et de délicatesse. Une prose enivrante, qui voltige comme des pétales de cerisier. Un cocktail de belles endormies, de soupirs métaphysiques et de paysages immaculés. Un auteur hanté par la beauté féminine, par la blancheur des corps mais aussi par la noirceur des pulsions qui les habitent. L'immense Junichirô Tanizaki (1886-1965) a déjà eu droit à la Pléiade - où culmine Le goût des orties, titre qui résume toute son oeuvre - et il nous revient avec un chef-d'oeuvre, écrit en 1933 : Eloge de l'ombre, sorte de condensé de la culture japonaise. Une culture qui, aux yeux de Tanizaki, n'est pas celle de la clarté - trop éblouissante, donc trompeuse -, mais celle de l'ombre, du crépuscule, des lampes qui s'éteignent, de la légèreté impalpable. Avec des codes secrets que l'on ne peut déchiffrer qu'à travers la danse d'un roseau sous le souffle du vent, le frémissement du thé dans la porcelaine, le tremblement du pinceau qui trace un idéogramme, la courbe énigmatique d'une paupière ou la silhouette fantomatique d'un acteur du théâtre nô. 

Et Tanizaki rappelle que les Japonais ont poussé la subtilité jusqu'à s'entourer - dans leur architecture mais également dans leurs décors familiers - d'objets "mats" qui semblent absorber constamment la lumière. Le papier, par exemple. Et bien sûr les laques, que seule la pénombre est capable de mettre en valeur. "Un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, écrit Tanizaki, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte qu'il suscite des résonances inexprimables." Et, à travers ce culte de l'ombre, la civilisation japonaise a pu atteindre des sommets de raffinement que l'on retrouve aussi bien dans le galbe d'une pierre de jade, dans le silence d'un temple, dans la concentration lapidaire d'un haïku, dans la sobriété des gestes de politesse ou des techniques culinaires, tout en ellipses. Il faut savourer ce petit essai qui est tout à la fois un art de vivre, une sémiologie du quotidien, une invitation à philosopher, une réflexion sur la conception japonaise de la beauté. Et un éloge de la sagesse, dans cet "empire des signes" qui fascinait Roland Barthes".

*Tanikazi fait l'éloge de l'ombre, André Clavel, L'express 25/07/2011

Extraits

"Je crois que le beau n’est pas une substance en soi, mais rien qu’un dessin d’ombres, qu’un jeu de clair-obscur produit par la juxtaposition de substances diverses. De même qu’une pierre phosphorescente qui, placée dans l’obscurité émet un rayonnement, perd, exposée au plein jour, toute sa fascination de joyau précieux, de même le beau perd son existence si l’on supprime les effets d’ombre".

"Pour moi, j'aimerais tenter de faire revivre, dans le domaine de la littérature au moins, cet univers d'ombre que nous sommes en train de dissiper. J'aimerais élargir l'auvent de cet édifice qui a nom "littérature", en obscurcir les murs, plonger dans l'ombre ce qui est trop visible, et en dépouiller l'intérieur de tout ornement superflu".

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Les enfants de choeur de l'Amérique, Héloïse Guay de Bellissen

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C'est l'histoire de deux personnages qui vont se faire une promesse sans se connaître, autour d'un livre "L'attrape-coeurs" de Salinger. C'est un portrait de l'Amérique avec ses fantômes en filigrane. Roman choral, construit en quatre mouvements, tels les quatre composantes de notre coeur. C'est donc une tragédie versus antica qui annonce le pire, qui se révèle une prophétie...

Nous sommes en 1980, à quatre mois d’intervalle, Mark David Chapman assassine John Lennon et John Hinckley tire à bout portant sur Ronald Reagan. Chapman et Hinckley, rien à voir en apparence, si ce n’est leur âge (25 ans) et leurs origines middle-class. Rien, sauf leur passion dévorante pour L’Attrape-cœurs et son héros, Holden Caufield. Sauf qu’ils aiment tous les deux les mômes, rien que les mômes. Qu’ils se méfient des pères qui picolent. Et des mères, hystériques. À moins que Chapman et Hinckley soient seulement les rejetons paumés d’une Amérique affamée de chair fraîche, de fric et de célébrité. Avec leurs airs d’enfant de chœur, ces deux-là racontent leur jeunesse. Chapman, le petit gros qui s’inventait des amis imaginaires. Hinckley, l’étudiant solitaire, fou amoureux de Jodie Foster, la gamine de Taxi Driver, qui le sauverait de son existence médiocre. De son côté, Caufield en a marre d’être bloqué dans la tête de ces tarés qui se sont emparés de sa vie en lisant L’Attrape- cœurs ; il en a marre que Salinger, ce génie mutique et égoïste, le maintienne dans son éternelle jeunesse et dans sa rage. Il voudrait que Salinger écrive la suite. Il voudrait grandir. Pas Hinckley, ni Chapman. Ces deux-là prétendront avoir dégainé leur arme par amour. Trop d’amour c’est sûr, un amour maladif pour eux-mêmes.

Voilà L'Oncle Sam et ses âmes délaissées. La ségrégation, la violence, les rêves fracassés sur l'autel de la jeunesse. De sa plume tranchante, Héloïse Guay de Belissen livre un roman puissant, fort, brut, musclé... un portrait ultra-réaliste de cette mère indigne que peut être l'Amérique, l'exploration de son versant sombre. L'auteure dompte ses envolées, sa structure et réussit un roman audacieux parfaitement construit, maîtrisé. Bref, un régal! 

La chronique de Pascal: Romain Gary s'en va-t-en guerre

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Avant d’inventer Émile Ajar, Romain Gary s’est inventé un père. Bâtissant sa légende, l’écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n’a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par l’Histoire et fable onirique, Romain Gary s’en va-t-en guerre restitue l’enfance de Gary et la figure du père absent. Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la vie du jeune Romain, une journée où bascule son existence. Après Les derniers jours de Stefan Zweig et Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik poursuit magistralement cette quête de vérité des personnages pour éclairer le mystère d’un écrivain, zones d’ombre et genèse d’un créateur, dans une histoire de génie, de ténèbres et d’amour. 

Entre l'ombre du père et les (l)armes d'une mère, Romain Gary dévoile son jeu d'enfant : père, impair et manque... Et fait l'école buissonnière pour notre plus grand plaisir de lecteur...

Roman émouvant des mères et pères:

"Il n'y a pas de mauvaise mère, il y a surtout des pères absents."

"Les secrets de l'existence ne se cachent pas dans les livres, mais brillent depuis toujours dans le regard des pères."

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Pascal Laurent

Filigranes Corner

Avenue Louis Lepoutre 21

1050 Bruxelles

Les grands romans, Sandor Marai

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Reconnu comme l'un des plus grands auteurs de la littérature hongroise et comme un maître du roman moderne, Sándor Márai (1900-1989) s'inscrit dans la lignée de Stefan Zweig. Observant avec nostalgie une civilisation européenne sur le point de s'éteindre, il n’a eu de cesse de témoigner d'un monde finissant. Pendant ses années d’exil (1948-1989), son œuvre tomba dans l’oubli. Elle fut redécouverte dans les années 1990, notamment avec Les Braises, et connaît depuis un succès considérable dans le monde entier. Le présent volume rassemble, classés par ordre chronologique, cinq grands romans qui offrent un large échantillon de son talent. On y retrouve les trois problématiques essentielles qui ont accompagné l’écrivain hongrois sa vie durant : la nécessité de la révolte, qui met en scène la lutte entre l’instinct et la raison ; l’utilité de la création, qui nourrit la confrontation entre l’ordre et l’aventure ; enfin, l’amertume de l’exil, qui montre l’aliénation de l’individu dans un univers massifié. Bref, un régal!

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Le séducteur, Jan KJÆRSTAD

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Attention, chef-d'oeuvre! Un régal. Un ovni venu de Norvège... Le séducteur se révèle une incroyable plongée dans l'existence d'un homme et de tous hommes. Indispensable!

Qu'est-ce qui relie les grands et les petits événements d'une existence ? Sommes-nous définis par les milliers d'histoires qui composent notre vie ou par un instant crucial où tout se décide presque malgré nous ?

Jonas Wergeland, lui, a connu une destinée éblouissante, entre excentricités, curiosités et dangers. De son enfance aux abords des fjords glacés au soir où sa femme est assassinée, éclat après éclat, émerge dans un kaléidoscope fascinant, chaque pensée, chaque sentiment, chaque échec, chaque petit instantané de gloire de Jonas. Homme de télévision novateur et charismatique, qui aura tenu bon malgré les tempêtes et l’adversité, le tumulte de ses conquêtes, les défis impossibles, ou cette créature sensuelle aux lèvres rouges, jalouse, prête à tout pour mettre fin à son règne, au règne d’une vie jamais vécue à moitié.

Mille et Une Nuits de notre temps, roman tout en spirales, en échos et myriades d’histoires, comme autant de pièces d’un puzzle obsédant, Le Séducteur nous plonge dans la vie excessive d’un héros improbable.

Et tout y est vrai. Et si rien ne l’est, alors Jonas Wergeland sera vraiment devenu l’homme qu’il voulait être : un conteur fabuleux, un personnage de cette comédie qu’est l’existence, un charmeur dont l’unique but est d’inspirer les autres.

Il y a des Versets sataniques et de Tom Jones, du Mahabharata et de Peer Gynt, dans la narration ondoyante de Jan Kjærstad, « l’un des plus extraordinaires écrivains contemporains de Scandinavie ». Il réussit à faire de l’histoire souterraine d’un homme une œuvre fascinante, qui parle de la manière dont l’amour, l’art et l’imagination peuvent radicalement changer une vie et comment celle-ci est irréductible aux théories et aux statistiques, tout entière mue par les lois implacables de l’intuition et de la fantaisie. Bref, un régal!

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