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Du polar comme on l'aime. Freud et Jung débarque à NYC. Deux hommes, amis/ennemis. Deux visions différentes de la psychanalyse. 

En 1909, la notoriété de Freud est déjà immense. Il ne lui reste qu’à conquérir l’Amérique. Mais à New York l’attend le plus grand défi de sa carrière : déchiffrer l’âme d’un mystérieux tueur en série et réussir là où la police a échoué. L'auteur plonge dans les pas de Sigmund à Manhattan, New York, et le reste des Etats-Unis, sur les traces de ce serial killer. Question: Jung, ne serait-il pas l'insoupçonnable assassin?bossi1

Nuit blanche assurée!! Mais, au-delà, Bossi réussit un tour de force assez rare: expliquer les éléments qui différencient  la vision de Freud et celle de Jung. Donc, non seulement on s'immerge dans une palpitante lecture qu'on ne lâchera que le livre terminé, mais en plus on devient "spécialiste" en opposition psychiatrique.

Nous voilà donc paré pour les dîners en ville, parlant sans complexe de NYC dans les années 20, des caractéristiques de la vision freudienne en opposition à celle de Jung... Bref du polar qui rend intelligent. C'est assez rare pour le souligner!!

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Manhattan Freud est donc un petit chef-d’œuvre. Chaque phrase a la saveur délicate d’une tasse de thé, chaque crime la morsure acide d’un coup de poignard. Bossi manie la plume comme Jack l’Éventreur le scalpel. Et il soigne son humour comme Brummel son nœud de cravate.