camborÀ travers les destins entrecroisés de trois héritiers (Jean-Baptiste Charcot, Léon Daudet et Jeanne Hugo), L'historienne américaine Kate Cambor brosse le portrait de la société parisienne du début du XXe siècle, dans «Belle Époque».

À l'ère où naît la «fée électricité», Paris est encore le miroir du monde. Certes, Londres et New York la dépassent déjà dans le domaine financier. Mais la stature culturelle et littéraire de la Ville Lumière en impose encore aux étrangers qui, tel Henry James, s'y rendent avec ferveur. Paris est le cœur de cette Belle Époque, celle de Proust, de Debussy ou de Matisse, que retrace avec un talent particulier cette jeune historienne américaine, Kate Cambor.

Jeanne est la petite-fille de Victor Hugo, Léon le fils d'Alphonse Daudet, cambor1Jean-Baptiste celui du professeur Charcot, tous trois sont nés vers 1860 et ce sont leurs histoires - qui se croisent et se recoupent - que raconte brillamment l'auteur.

Que du beau monde, autour des tables bien garnies, dans les salles de rédaction et les couloirs de la Chambre, en cette période historique. Cette « Belle Epoque », si elle voit Flaubert, Zola, les frères Goncourt ou Tourgueniev rivaliser de talent, est aussi secouée par le scandale de Panama ou l'affaire Dreyfus, et les manigances de ceux qui veulent renverser la République.

Un essai qui tient autant du roman historique. Brillant, intelligent, passionant... Sous la plume de Kate Cambor, la Belle Époque ressuscite comme dans un récit de Henry James!