londonIl y a Gatsby, il y a Martin! Martin Eden.... Vingt ans avant ses confrères de la Lost Generation, Jack London a fourni à la littérature américaine un petit bijoux : un roman moderne – publié en 1909 – et complexe qui porte sur la désillusion de l’amour, sur le désenchantement de l’ascenseur social et sur une déception générale de la vie.

Au début du XXe siècle, Martin Eden a vingt ans. Marin qui ne possède pas grand chose, si ce n’est un mental d’acier et de gros bras, il ère. Au hasard d’une bagarre, il défend un jeune homme de bonne famille qui, pour le remercier, l'invite chez lui et lui présente sa soeur Ruth. La rencontre est un choc et Martin tombera éperdument amoureux. 

Pour la séduire, il va se transformer, se cultiver, avoir de l’ambition pour coller au mieux aux attentes mondaines et bourgeoises de la jeune femme. Il va même devenir écrivain.

Très vite, pourtant, il appréhende qu'il ne faut pas changer les gens qu'on aime, mais qu'il faut les london2aimer pour ce qu'ils sont. Dès lors, il se heurte aux jeux des faux-semblants et découvre le sens réel de la pensée de Talleyrand "Il y a trois sortes de savoir; le savoir proprement dit, le savoir-faire et le savoir-vivre; les deux derniers dispensent assez bien du premier".

london1Se succèderont les désenchantements, la perte des repères, la prise de conscience; celle qu'il vaut mieux être un homme de valeurs que de biens.

D'une plume alerte, intelligente, subtile, Jack London, que d'aucuns considèrent comme un écrivain pour adolescents ou voyageurs immobiles, se révèle un portraitiste perspicace et raffiné d'un époque et de ses illusions...