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Aaaah, le voilà. EN-FIN! Le troisième Natasha Solomons, auteure fétiche de la XXVème Heure. Après "Jack Rosenblum rêve en anglais" et "Le manoir de Tyneford", voici "La galerie des maris disparus". Intelligent, plein d'humour, autopsie d'une époque... une nouvelle réussite!

L'histoire? Celle de Juliet Montague qui, lorsque son mari se volatilise, disparaît à son tour. Ni veuve ni divorcée, elle n’a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Juliet s’efforce pourtant d’assumer le quotidien et d’élever ses deux enfants. Mais le jour de ses trente ans, un matin d’hiver 1958, elle prend une décision tout sauf raisonnable : au lieu de consacrer ses économies à l’achat d’un réfrigérateur, elle s’offre un portrait à son effigie. Ce tableau, premier d’une longue série, signe le début de son émancipation : passionnée de peinture, Juliet va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de Londres et ouvrir sa propre galerie. Ses nouvelles amitiés et, plus tard, son amour pour un brillant peintre reclus dans sa maison du Dorset l’aideront à affronter les commérages et la réprobation des siens. Mais Juliet reste enchaînée et, pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider…

Un merveilleux portrait de femme, une panoplie de personnages savoureux, de l'intrigue, du rire, du persiflage, du commérage vénéneux, de la mesquinerie, des larmes, le trait fin pour souligner les travers communautaires, de la tendresse, de la douceur, de l'amour, la quête de la liberté. D'une une plume délicate comme un darjeeling, Natasha Solomons livre 340 pages de pur bonheur. Bref, un régal!