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Voilà, le grand roman de la Russie. Enfin, d'une certaine Russie: celle de Trotski, Lenine et Staline. Des camps de travail forcé à la police politique en passant par le goulag et les famines organisées, des dizaines de millions de Russes ont été les témoins horrifiés et les victimes des atrocités commises au nom du communisme. Entrelaçant fiction et Histoire, porté par une plume envolée et un souffle romanesque dense, "Requiem pour une révolution" se révèle un formidable témoignage sur la perte des illusions d'un peuple, l'horreur, la terreur instaurée par Lénine et confortée par Staline. 1917 fut un élan d'espérance brisé par la folie de quelques-uns. Et Robert Littell de conter avec brio les arcanes de l'Histoire.

Nous sommes à New York, où Alexander Til a immigré, adolescent, pour fuir les pogroms de sa Russie natale. A l'aube de la révolution d'Octobre, il decide de retourner à Petrograd. Alexander s’engage dans le mouvement bolchevik, dans l’espoir de transformer la Russie en une société libre et égalitaire. Commence alors un périple mouvementé, qui le voit prendre part à chaque séquence de la grande révolution : idéaliste enflammé, il devient bientôt le témoin horrifié des atrocités perpétrées au nom de la cause, qui plongent le peuple russe dans des abîmes de souffrance. Entouré de Lili Ioussoupova, la sublime princesse rouge – soeur de l’assassin de Raspoutine –, dont il tombe fou amoureux malgré lui, d’Atticus Tuohy, un mercenaire russo-irlandais au coeur noir, et de Ronzha, poète visionnaire qui a pressenti les purges staliniennes, il avancera pendant plus de trente-cinq ans aux côtés, tour à tour, de Trotski, Lénine et Staline, croyant en eux, doutant d’eux et enfin s’y opposant, toujours s’efforçant de trouver un sens à la marche terrifiante des événements, jusqu’à ce que l’horreur de la réalité ait définitivement raison de ses rêves.

Robert Littell imagine un dénouement audacieux pour aider la Russie à sortir de l’enfer dans lequel l’ont plongée la folie de ses dirigeants et les dérives de l’idéologie.