26 décembre 2011

Chucho, Grégoire Polet

Voilà longtemps que j'attendais de rencontrer Grégoire Polet. "Leurs vies éclatantes" son troisième roman m'avait ébloui. Le genre de livre qu'on ne lâche pas et pour lequel on gribouille un tas de notes dans nos calepins. Un roman dont les petites phrases vous accompagnent longtemps. J'avais enchaîné "Madrid ne dort jamais" et "Excusez les fautes du copiste". Chucho, son quatrième opus, explorait une nouvelle voie: après le roman choral, Polet affichait un roman court, vif, dense et tranchant. Une journée dans la vie de Chucho, un... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 16:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

25 décembre 2011

Le chagrin, Lionel Duroy

On m’en parlait beaucoup. Trop peut-être. Car j’éprouvais une sorte de réticence à plonger dans ce livre au titre si évocateur : « Le chagrin ». Mais c’est lors de son passage à « La grande Librairie », que dès le lendemain j’achetais le livre et m’y lançais à corps perdu. Lionel Duroy n’apparaissait pourtant pas pour ce qu’on nomme en télé « un bon client ». Mais il m’avait ému. Sa fragilité, sa difficulté à expliquer sa quête, son humilité, son travail à l’os de la douleur… Et je ne fus pas déçu.... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 10:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
23 décembre 2011

Incident de personne, Eric Pessan

Eric Pessan sonde avec pudeur l’âme humaine L’histoire est simple. Enfin, en apparence. Un train, un homme au bout du rouleau qui regagne son domicile nantais où l’attend un paquet d’“emmerdements” qu’il avait fuis durant quelques mois à Nicosie. Soudain, en rase campagne, survient un  incident de personne . Bloqué dans ce wagon, il entame alors un dialogue particulier avec sa voisine. Une jolie inconnue. Entrelacement du je et du vous. Il lui parle d’enfance, de solitude, de son existence ténébreuse à laquelle il... [Lire la suite]
22 décembre 2011

Le club des incorrigibles optimistes, Jean-Michel Guenassia

Pour Jean-Michel Guenassia, "l'optimisme est l'élégance des désespérés" Nous nous sommes rencontrés, un jour d’été 2009. Jean-Michel Guenassia n’était pas encore le « bankabble » qui quelques mois plus tard remportait le Goncourt des Lycéens. Je l’intriguais : moi, cet étrange Bruxellois qui avait fait le voyage jusqu’à Paris pour le rencontrer lui, qui n’était encore qu’un inconnu publiant son premier roman au crépuscule de la cinquantaine. Force est d’avouer que ma motivation était liée à un réel coup de cœur. Depuis... [Lire la suite]
20 décembre 2011

Le témoin, Agnès Michaux

Agnès Michaux plonge au cœur de la tragédie des Romanov BRUXELLES - Printemps 1918, Ivan, jeune soldat, escorte le tsar Nicolas II et sa famille vers leur dernière demeure, une cave d'Ekaterinbourg, théâtre sanglant de leur exécution. Sur les traces de l'exil, l'auteur décrypte l'âme d'un peuple et la nostalgie d'un monde qui s'évanouit. En filigrane, elle explore les arcanes de l'intime, de la passion. La trame historique, prétexte à un grand roman d'amour ? "Amours au pluriel ! Amour filial, entre hommes et femmes, mais... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
19 décembre 2011

Rose, Tatiana de Rosnay

Avec "Rose", Tatiana de Rosnay explore les méandres du passé PARIS - Assise à la terrasse d’une célèbre brasserie qui fit les beaux jours des années folles, elle attend. La posture est droite, aristocratique. De sa longue silhouette émane une discrète élégance modiglianesque. Un certain raffinement teinté de sobriété. Le geste est contrôlé. La voix haut perchée. Si Tatiana de Rosnay s’exprime avec parcimonie, le ton demeure un subtil mélange de douceur et de fermeté. Fildefériste de l’instant, l’auteur d’Elle... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 10:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 décembre 2011

La chartreuse de Parme, Stendhal

Ah, le lago di Como! De la berge, on distinguait la villa Melzi de l'autre côté du lac; au-dessus les bois sacré des "Sfondrata" et le hardi promontoire qui sépare les deux branches du lac, celle de Côme, si voluptueuse, et celle de Lecco, pleine de sévérité: confrontation sublime et gracieuse. Ce lac, libéré des terres closes et cultivées, offre des collines d'inégales hauteurs couvertes d'arbres plantés par le hasard et que la main de l'homme a, malgré tout, tenté de préserver. Au milieu de ces collines aux formes admirables et se... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 20:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
18 décembre 2011

Des saisons au bord de la mer, François Maspero

Perdu sous une pile vacillante, le titre avait attiré mon attention. Sans doute une sorte de vague à l'âme, un trait infantile qui me liait à "ces saisons au bord de la mer". Le quatrième de couverture sentait bon la douce nostalgie, l'écume, et le vent du nord... Cette époque où le train était déjà un voyage annonciateur de retrouvailles avec un lieu, une maison et ses odeurs ou ses rituels. Il y avait aussi ce style, parcouru rapidement en feuilletant le livre, sensible, épure, imagé. Du Souchon qui ferait de la... [Lire la suite]
17 décembre 2011

Maria, de Pierre Pelot, Eho

Avec "Maria" PIERRE PELOT PLONGE DANS LES ARCANES DES FAUX-SEMBLANTS Je ne le connaissais pas. Ou alors si peu. Pourtant, lorsque nous nous sommes rencontrés dans ce restaurant bruxellois qui sentait la cuisine de brasserie, la frite et le stoemp saucisse, il s'est passé quelque chose d'étrange, de l'ordre de la confiance. Pourtant je n'avais rien pour le séduire avec mon costume-cravate, et mon air de banquier privé plus habitué aux salons feutrés de certains clubs privés. Si ce n'était mon amour de la littérature et l'intérêt... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 17:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
17 décembre 2011

La conversation, Jean d'Ormesson

En ce début septembre, je rencontrais pour la quatrième fois Jean d'Ormesson. Voilà un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde tant le plaisir de cet instant privilégié m'enchante. Oh je sais, certains rigoleront. Certains même se gausseront à l'évocation du nom de l'Immortel. Mais lui et moi, qui partageons une certaine complicité, nous en fichons! bien trop occupés que nous sommes à nous pencher sur cette "chose étrange à la fin que le monde". Et, sa main posé sur la mienne, nos regards pétillants de curiosité, nous... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 15:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,