17 janvier 2012

Manhattan Freud, Luc Bossi

Du polar comme on l'aime. Freud et Jung débarque à NYC. Deux hommes, amis/ennemis. Deux visions différentes de la psychanalyse.  En 1909, la notoriété de Freud est déjà immense. Il ne lui reste qu’à conquérir l’Amérique. Mais à New York l’attend le plus grand défi de sa carrière : déchiffrer l’âme d’un mystérieux tueur en série et réussir là où la police a échoué. L'auteur plonge dans les pas de Sigmund à Manhattan, New York, et le reste des Etats-Unis, sur les traces de ce serial killer. Question: Jung, ne serait-il pas... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 15:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 janvier 2012

Richard Wright, Black Boy

Dans mes pérégrinations au coeur de la littérature américaine, j'avais toujours reporté l'heure d'aborder Richard Wright. Sans doute une certaine réticence face au sujet. Probablement une crainte de ce qu'on pouvait y décrire - une violence raciale brute, sauvage- sans atermoiement de bons sentiments visant à ménager le lecteur. Mais là, j'ai dépassé mes préjugés en poussant la porte de son univers et directement par la face sud, la plus abrupte, sans aspérité: Black Boy. Roman autobiographique sans concession. Un choc! Dès les... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 12:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
15 janvier 2012

Petites bulles de champagne dans la rentrée 2012

Voici quelques découvertes en-dehors des blockbusters de cette rentrée d'hiver. Des romans qui font du bien, des bulles de champagne, des bonbons acidulés,... de petites perles perdues dans cette rentrée lourde de 480 ouvrages. Etrange, je n'y trouve que des femmes...  J'ai particulièrement aimé « Les filles de l’ouragan », de Joyce Maynard, Editions Philippe Rey.  L'histoire de deux jeunes filles nées le même jour, dans le même hôpital, dans des familles on ne peut plus différentes. Ruth est une artiste, une... [Lire la suite]
10 janvier 2012

Ecrire est une enfance, Philippe Delerm

Dans la famille Delerm, je convoque le père, Philippe. Celui qui incarne presque en carricature le prof de lettres. Cheveux mi-longs, barbe blanche, costume en velour fines rayures, pull à col roulé, "Le Monde" dans la poche et "Télérama" au fond du vieux cartable en cuir usé. Celui aussi qui consacre sa vie aux petits bonheurs, comme écosser les petits pois, respirer l'odeur des pommes... J'avais surtout apprécié son livres "Traces" un condensé de «petits» textes, dont le fil directeur pourrait être tout... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 17:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
09 janvier 2012

Le Quinconce, Charles Palliser

La folie des grandeurs a parfois du bon et Charles Palliser n'a pas hésité à s'atteler à une tâche qui aurait épuisé plus d'un écrivain avant même de savoir ce qui l'attendait. Son Quinconce, un roman qui nous plonge dans l'Angleterre de Charles Dickens et de Wilkie Collins, est une oeuvre ambitieuse que ce soit sur le plan du projet (raconter un pays qui n'est pas le sien, à une époque qui n'est pas la sienne), de la construction (cinq volumes d'une histoire très compliquée mais qui ne nous sème jamais en route) et de la forme... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 11:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
08 janvier 2012

La réserve, Russel Banks

« C'est pour les mêmes raisons qu'on déteste une personne ou qu'on l'aime. » La voix qui prononce ces mots terrifiants est celle d’une femme, atone, grave - de la rocaille surgie de ses entrailles. Ainsi parle Vanessa Cole, féline héroïne de Russell Banks. Est-ce pour les mêmes raisons qu'on déteste un roman ou qu'on l'aime ? Est-ce pour les mêmes raisons que l'on se laisse séduire ou que l'on refuse l'enchan­tement ? La Réserve subjugue jusqu'à déranger, dérange jusqu'à subjuguer. Se dégage de cette histoire au long... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 16:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

07 janvier 2012

Rendez-vous nomades, Sylvie Germain

Il ne s’agit pas de croire en l’homme, ni de le mépriser, encore moins de le haïr. Il s’agit de le connaître et de le reconnaître en chacun. C’est l’humanisme vrai, qui n’est pas une religion mais une morale. Montaigne a dit ici l’essentiel: « Tout homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition. » Cela ne signifie pas qu’ils se valent tous, mais qu’ils sont tous humains, et méritent par là notre respect: égaux non en fait et en valeur, ce que l’expérience suffit à démentir, mais en droits et en dignité, si nous le voulons.... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 16:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
06 janvier 2012

Ce qu'on peut lire dans l'air, Dinaw Mengestu

Lorsque les parents de Dinaw Mengestu se sont enfuis d'Ethiopie, en 1980, il n'avait que deux ans. La tyrannie instaurée par un régime de plus en plus soviétisé les contraignit à déposer leurs fragiles pénates aux Etats-Unis, où ils rejoignirent la cohorte anonyme de ces "voyageurs en résidence" qui vivent écartelés entre deux continents, en attendant des jours meilleurs. Quant à leur fils, cruellement coupé de ses racines, à tout jamais orphelin de sa terre natale, il a fini par choisir le camp de la littérature afin de retrouver... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 15:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
05 janvier 2012

Une affaire conjugale, Eliette Abecassis

 Eliette Abecassis décortique les affres de la séparation Confortablement installée dans le canapé cosy d’un élégant salon, Eliette Abecassis choisit ses mots, souligne sa phrase d’un froncement de sourcils, demeure suspendue. L’auteure se révèle timide, presque fragile. Elle slalome entre l’intime et l’absolu; songe à Héra lorsqu’elle évoque son dernier roman, Une affaire conjugale. L’histoire d’Agathe et Jérôme qui longtemps vécurent le grand amour. Pourtant, après huit ans de mariage et des jumeaux, tout a... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 18:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
04 janvier 2012

Quand je pense que Beethoven est mort..., Eric-Emmanuel Schmitt

Inclassable, comme son auteur, cet opus d’Eric-Emmanuel Schmitt n’appartient à aucun genre; second mouvement d’un quatuor que le philosophe consacre à ses relations particulières avec quelques grands compositeurs. Sous forme d’un diptyque, il confesse à Beethoven un amour d’adolescent passionné, auquel il sera néanmoins infidèle, s’opposant ainsi à l’unique opéra du compositeur allemand. Pourtant, cet amour resurgira des années plus tard, en contemplant un masque de Ludwig. De quoi lui inspirer une courte fiction : Kiki van... [Lire la suite]