20 mars 2016

Nous sommes deux, Marianne Rubinstein

C'est l'histoire d'une gémélité en déliquescence, celle d'Arthémis et d'Appolon en nos temps modernes. Autour de ce noyau, trois familles incarnent le passé confronté aux fragments existentiels contemporains. En filigrane, la réalité du couple où s'inscrit, dans l'ombre, l'infidélité, la disparition, la maladie, le deuil, la résignation et la résilience. C'est donc l'histoire d' Emma et d'Axel, jumeaux. Ils ont la trentaine débutante et ont toujours grandi ensemble, considérés par l'extérieur comme une seule entité. En... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 12:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

24 janvier 2016

Les passants de Lisbonne, Philippe Besson

Sans doute Philippe Besson prit sa plume pour se confronter, dans "Les passants de Lisbonne", à la pensée d'Hugo; "L'enfer, c'est l'absence éternelle"! Explorant le labyrinthe des âmes confrontées aux disparus, l'auteur entrelace les destins de deux inconnus qui s'abandonneront l'un à l'autre pour trouver le layon de la renaissance.  L'histoire? Celle d'Hélène et de Mathieu. L'une a vu son mari disparaître dans un dévastateur tremblement de terre; l'autre, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture.... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 15:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
08 janvier 2016

Le banquier anarchiste, Fernando Pessoa

Peut-on concilier finance et anarchie? Les théoriciens vous diront que non! Mais Pessoa relève le défi, déstructurant, au cours d'un brillant dialogue, l'idée que "Les hommes, si bien intentionnés soient-ils, puissent travailler ensemble sans créer une nouvelle forme de tyrannie. Il faut donc agir séparément. Pour combattre seul, il faut réduire à néant la plus importante des fictions sociales : l’argent. Or c’est en l’acquérant en quantité suffisante que l’on cesse de sentir son influence ; plus grande est la quantité, plus libre... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 11:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
03 janvier 2016

Rien où poser la tête, Françoise Frenkel

Voilà un livre merveilleux, miraculeux et miraculé. Miraculeux car écrit entre 1943 et 1945 par une inconnue, Françoise Frenkel, on croirait à s'y méprendre un texte de Modiano; l'un de ses meilleurs d'ailleurs. Miraculé, car ce manuscrit fut retrouvé, il y a peu, lors d'un vide grenier à Nice. D'échange en échange, il arriva aux Editions Gallimard et sera publié dans la collection "l'arbalète" avec une préface de... Modiano, himself! C'est donc l'histoire d'une jeune polonaise, née en 1889, qui, passionnée de littérature, étudiera... [Lire la suite]
01 janvier 2016

Meilleurs Voeux 2016

Chers Lecteurs, Vous qui passez entre ces pages, La XXVème Heure vous souhaite une année 2016 belle comme un bon roman n'est pas loin d'un poème en ce sens qu'elle laissera traîner chez vous un sillage nostalgique. Je souhaite que dans 365 jours vous restiez un long moment, sans bouger, à contempler, à voir, le sourire aux lèvres et les yeux enflammés, remonter à la surface un monde, des instants, des rivières de petits bonheurs car ils auront fait les grands... et qu'en vous, à jamais, cette année demeure gravée. Meilleurs vœux... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 10:32 - Commentaires [1] - Permalien [#]
06 décembre 2015

Une tragédie américaine, Théodore Dreiser

A l'heure du minimalisme, voici un roman touffu, dense. Un pavé! Mille pages qui content l'ascension et la décadence d'un jeune Rastignac "made in USA". En filigrane: un incroyable portrait de l'Amérique début XXè, puritaine et immorale, de ses rêves fracassés sur l'autel de la réussite... "Une tragédie Américaine" se révèle tant un polar hypnotique qu'un immense roman social. Servi par une plume flamboyante, ample et puissante, ce roman est considéré comme l'un des plus importants de l'histoire de la littérature américaine.... [Lire la suite]

03 décembre 2015

Hiver, Christopher Nicholson

Sans doute Thomas Hardy est-il l'un des derniers géants de la littérature anglaise du XIXè. Méconnu sur le continent, il demeure une icône insulaire "made in England". Il s'inscrit dans la veine de ces auteurs qui se virent confronté à une époque où se bousculaient les théories nouvelles, où la science pulvérisait les idées bibliques. Rares sont ceux qui, comme lui, ont exploré de manière aussi dense l'art du roman, articulant ses personnages entre poésie et réalité, les opposant à la nature, à la puissance religieuse, aux... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 08:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
21 novembre 2015

La Variante chilienne, Pierre Raufast

Si le hasard est une loi qui voyage incognito, Eluard lui préfère les rendez-vous. Et l'occurence de se présenter comme un confluent, un chemin qui détermine le futur, génère des si. De cette conjonction, Pierre Raufast, construit un merveilleux roman où "Les si sont des carrefours invisibles dont l'importance se manifeste trop tard, hypothéquant un passé, volant un présent sclérosé". "La variante chilienne" conte la rencontre de Florin, Margaux et Pascal. Trois personnages qui n'auraient pas dû se croiser, que les circonstances... [Lire la suite]
31 octobre 2015

Victor Hugo vient de mourir, Judith Perrignon

Vendredi, 22 mai 1885, la rumeur se répand dans les rues de Paris, de France, de Navarre, d'Europe et de l'Empire anglo-saxon. "Victor Hugo est mort!". Le décès du grand homme se vit comme un événement retentissant tant par le pouvoir politique que par le peuple qui adule l'auteur "Des contemplations". En quelques heures, des funérailles nationales sont envisagées et l'entrée au Panthéon paraît une évidence.  Mais alors que la manifestation qui entoure les obsèques devrait se révéler un événement fédérateur d'union nationale,... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 17:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
25 octobre 2015

L'inconstance des démons, Eugène Green

Né dans une famille de Bayonne, Nikolau Aztera devrait être heureux: brillant neurologue, il vit à Saint-Jean-de-luz avec son fils et son épouse. Mais tous les deux vont le quitter. L'un en disparaissant; l'autre, sa femme, en mourant. S'en est trop pour Nikolau qui abandonne tout et s'installe dans le petit village d'Ossès, Basse-Navarre, où il tente d'oublier le passé en devenant antiquaire de livres. Il ne vit plus, il survit! Jusqu'au jour où une étrangère l'interpelle dans sa boutique, lui demandant d'aider son fils en proie à... [Lire la suite]