02 septembre 2017

Anthologie essentielle, Le pélerin, Fernando Pessoa

"La veille de ne jamais partir...". Tout Pessoa est dans cette phrase. S'il ressent l'appel du voyage, le poète reste sur le quai ; il sait que les continents qui l'attendent se trouvent en lui-même. L'homme a entrepris mille choses sans en achever aucune, à l'exception de son oeuvre littéraire. "Car la langue est ma patrie...", dit-il. Hors le domaine littéraire, il n'a pas d'ambition. D'action, il ne s'engagera que dans la rêverie et l'introspection. L'amour, il ne s'en préoccupera guère que dans sa poésie où "...Ma bouche a reçu... [Lire la suite]
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08 janvier 2016

Le banquier anarchiste, Fernando Pessoa

Peut-on concilier finance et anarchie? Les théoriciens vous diront que non! Mais Pessoa relève le défi, déstructurant, au cours d'un brillant dialogue, l'idée que "Les hommes, si bien intentionnés soient-ils, puissent travailler ensemble sans créer une nouvelle forme de tyrannie. Il faut donc agir séparément. Pour combattre seul, il faut réduire à néant la plus importante des fictions sociales : l’argent. Or c’est en l’acquérant en quantité suffisante que l’on cesse de sentir son influence ; plus grande est la quantité, plus libre... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 11:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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