25 juin 2012

La saison des pluies, Graham Greene

Querry a perdu la foi – la foi en Dieu, la foi en son amour pour les femmes, la foi en sa vocation d'architecte qui construit des églises... Pour échapper à sa condition de « mort-vivant » et – qui sait ? – pour retrouver un sens à sa vie, il fuit son quotidien de nanti pour l'Afrique aux mille masques. Il échoue au Congo belge, dans une léproserie, ou il tentera de « soigner » son indifférence au monde, aux autres. Ce pourrait être un avant-goût du bonheur et une possible renaissance, si un jour il n'était reconnu par un... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 11:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 juin 2012

La 25ème heure, Virgil Gheorghiu

"Trêve d'ironie! Je sens qu'il vient de se produire autour de nous un événement grave. Je ne sais ni où il a éclaté, ni quand il a commencé, ni combien il va durer. Mais je sens qu'il existe. Nous sommes pris dans la tourmente et la tourmente nous déchirera la chair, nous brisera les os, l'un après l'autre. Je pressens cet événement comme seuls peuvent le faire les rats lorsqu'ils abandonnent précipitamment un bateau qui va couler; avec la seule différence que moi je n'ai plus où m'enfuir. Il n'y aura pour nous de refuge nulle part... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 11:35 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,
17 juin 2012

Le hussard sur le toit, Jean Giono

Normalement, le titre devrait vous être connu "Le hussard sur le toit", et l'auteur tout autant: Jean Giono. Mais qui lit encore Giono aujourd'hui. Injustement oublié des jeunes générations, pourtant sacralisé par une poignée d'inconditionnels. Le hussard sur le toit, dont Jean-Paul Rappeneau à tiré un merveilleux film, est un sublime roman d'amour. L'histoire d'Angelo et Pauline qui s'aimeront dans une provence dévastée par Choléra. Giono est un voyageur immobile, né en 1895 à Manosque où il décèdera et aura passé... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 21:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
16 juin 2012

Le prisonnier d'Edimbourg, Robert Louis Stevenson

Saint-Yves, officier de Napoléon, s'évade de la forteresse d'Edimbourg. Il récupère un héritage colossal pendant sa fuite, échappe à une filière de "passeurs" douteux, revient à Edimbourg et s'introduit dans un bal où sont réunis ses ennemis et poursuivants. Il leur échappe en ballon, est repêché en mer, débarque à Boston, réembarque vers Bordeaux, revient à Paris sous Louis XVIII, trouve l'amour après un dernier appui apporté à l'Empereur à Waterloo. Cest par ce coup de maître placé sous le signe de la poésie, du mystère et de... [Lire la suite]
26 mai 2012

Des bleus à l'âme, Françoise Sagan

"Ce n'est pas de la littérature, ce n'est pas une confession, c'est quelqu'une qui tape à la machine parce qu'elle à peur d'elle-même, des matins et de soirs. Et des autres. Ce n'est pas beau, la peur, c'est même assez honteux. Voilà tout. Mais ce tout est terrifiant" Aaaaah Sagan! Oui, on ne dit plus Françoise Sagan, ni Françoise, ni Madame Sagan, mais Sagan! Dommage. Le mythe permet peut-être l'indélicatesse sauf chez elle qui demeure l'auteure de tous les temps, vraie et libre, grave et insouciante, profonde et légère. Sa vie... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 11:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
19 mai 2012

L'amour au temps du choléra, Gabriel Garcia Marquez

"La vie leur opposerait encore d'autres épreuves mortelles, bien sûr, mais cela ne comptait plus pour eux: ils avaient atteint leur rivage". Epique, grandiose, une littérature aventureuse qui explore les arcanes de l'amour comme un voyage au long cours. "L'amour au temps du choléra" fut accueilli avec ferveur et applaudi de toutes parts. Même Pychon salua "la folle sérénité" de Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel.  Dans une petite ville des Caraïbes, Florentino, simple télégraphiste, tombe amoureux de fémina, ravissante écolière... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 10:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

13 mai 2012

Le Petit Chose, Alphonse Daudet

En rangeant ma bibliothèque qui croulait sous les piles de livres "à lire d'urgence", "en attente", ou "à oublier"... j'ai remis la main sur "Le petit Chose" de Daudet. Un vive émotion s'est emparée de moi au simple touché de l'ouvrage conjuguée aux réminiscences de mes 15 ans, dans un petit village brabançon qui, à l'époque, n'était pas encore devenu un dortoir chic de la Capitale. Je me souviens de cette après-midi sous le saule, le roman entre les mains, partageant avec effervescence l'apprentissage de Daniel Eyssette...  Ah,... [Lire la suite]
12 mai 2012

Anna Karénine, Tolstoï

"Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon." "Vous ne vous êtes point trompé. J'ai été et je suis encore au désespoir. J'ai beau vous écouter, c'est à lui que je pense. Je l'aime, je suis sa maîtresse; et je ne puis vous souffrir, je vous crains, je vous hais. Faites de moi ce que vous voulez." Femme du monde dotée d'un grand sens moral, Anna Karénine succombe néanmoins au charme du comte Vronski; pour qui elle abandonnera tout: mari, enfant, honneur et situation.... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 10:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
09 mai 2012

Le Rouge et le Noir, Stendhal

"Mon Dieu! Etre heureux, être aimé, est-ce cela? Telle fut la première pensée de Julien, en rentrant dans sa chambre. Il était dans cet état d'étonnement et de trouble inquièt où tombe l'âme qui vient d'obtenir ce qu'elle à longtemps désiré." Il est le troisième fils, le seul instruit, d'un charpentier illettré. Julien Sorel vénère Napoléon. Après avoir rêvé d'une carrière militaire, il envisage l'écclésiastique... Mais son père cède un terrain à Monsieur de Rênal, industriel avide de considération qui administre Verrières, commune... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 12:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
06 mai 2012

Retour à Brideshead, Evelyn Waugh

On ne présente plus Evelyn Waugh... m’avait-on dit. Sauf que moi, j’avoue humblement qu’il m’était inconnu. Lacune comblée grâce à une convalescence. Cloué à la maison, c’est lors d’une balade du lit au fauteuil et du fauteuil au canapé que, par hasard, Waugh s’est présenté à moi sous les traits d'un roman   « Retour à Brideshead ». Waow ! Quelle rencontre…Je plongeais avec délice dans l’entre-deux guerre, sur les traces de Charles Ryder, étudiant à Oxford, mêlé au destin d'une famille aristocrate catholique... [Lire la suite]
Posté par didier debroux à 19:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,